L’ikigai, la méthode japonaise pour trouver ta voie

8 Juin 2021

 C’est quoi l’ikigaï ?

L’ikigaï est une philosophie japonaise du bonheur qui est apparue pour la première fois sur Okinawa, l’île des centenaires. Le mot ikigaï est composé par « iki » qui signifie vivre et par « gaï » qui signifie raison. On pourrait le traduire par « raison d’être ».

Pour les habitants de l’île d’Okinawa, l’ikigaï est « ce qui nous donne envie de nous lever chaque matin », c’est une vie dans laquelle on se sent « complètement aligné avec soi-même dans tous les domaines », où on se dit « Je suis là où je dois être ».

La bonne nouvelle, c’est que nous possédons tous un ikigaï, voir plusieurs, dans notre for intérieur, même si nous en avons pas toujours conscience. Pourtant le trouver n’est pas vraiment difficile. Cela demande juste un peu de recherche, de l’expérience et de l’introspection.

En Occident, l’ikigaï a été représenté par une rosace à 4 composantes qui correspondent à tes passions, tes forces, tes valeurs et ta rémunération. Ton ikigaï serait la jonction et l’équilibre de ces quatre composantes :

1. Plaisirs – Ce que j’aime faire
2. Talents – Ce pour quoi je suis doué.e
3. Valeurs – Ce dont le monde a besoin
4. Revenus – Ce pour quoi je peux être payé.e

 Le principe fondamental de l’ikigaï

L’ikigaï n’est pas juste un hobby que tu aimes faire, il fait partie de ton identité. Lorsque tu pratiques ton ikigaï, tu as l’impression de faire quelque chose d’unique, que toi seul peux faire.

Bien qu’un ikigaï puisse être réalisé en poursuivant un but spécifique, une ambition ou un rêve, tu peux trouver ton ikigaï dans des activités plus simples. Par exemple, certains le trouvent en s’occupant de leur famille, d’autres en pratiquant un sport ou un art. Il n’y a pas un ikigaï meilleur qu’un autre. Il existe une quantité illimitée de possibilités d’ikigaï différentes.

Il est important aussi de savoir que l’ikigaï change au cours de la vie. Il ne peut être le même à 20 ans et à 60 ans. C’est pourquoi il est fondamental de rester en harmonie avec son ikigaï à chaque étape: mieux nous nous synchronisons avec lui, plus nous aurons la sensation que notre vie a un sens.

Le principe fondamental d’un véritable ikigaï est qu’il t’aide à développer ton potentiel et enrichit ta propre vie. Mais il améliore aussi la vie de ton entourage. Il s’agit donc de trouver quelque chose que tu aimes faire en développant tes talents tout en apportant de la valeur aux autres.

La question à se poser est : qu’est-ce que j’aime faire qui pourrait apporter de la valeur aux autres?

L’ikigaï dans le travail

Une des facette de l’ikigaï concerne la relation au travail. Les japonais ne sont pas attachés à la notion de « retraite », car ils considèrent le travail comme une potentielle source de plaisir et de développement personnel.

Cette vision concorde exactement avec mes convictions profondes. La vie n’est pas faite pour être subie et le travail peut vraiment être une source d’épanouissement. Ce n’est qu’une question de choix. Savoir s’écouter et choisir ce qui nous fait réellement vibrer.

Souvent nous donnons beaucoup d’importance à la quatrième composante : « ce pour quoi je peux être payé.e ». Or, l’ikigaï est une question d’équilibre. Si une composante est privilégiée par rapport aux autres, alors il n’y a pas équilibre, et donc il n’y a pas d’ikigaï.

Comment trouver ton ikigaï

Trouver ton ikigaï est plus naturel que tu le penses. Lorsque tu fais le vide en toi et que tu te demandes ce que tu aimerais faire tous les jours si tu avais le temps ou l’argent, c’est souvent la première chose qui te vient à l’esprit.

Certains d’entre vous vont peut-être s’imaginer les pieds en éventails sur une plage, mais même si durant un moment tu apprécies cette vie-là, ce n’est pas ce qui va te procurer ce sentiment puissant de te réaliser tout en étant utile aux autres.

Pour trouver ton ikigaï, il te suffit d’écouter ton coeur et il n’y a pas de deadline pour cela. Ton ikigaï se révélera naturellement et t’appellera à l’action d’une manière claire comme si c’était la seule voie à suivre. Tu le trouveras en regardant ce qui existe déjà en toi.

Trouver ton ikigaï….

1. C’est trouver un travail qui te plaît = ce que tu aime faire,
2. Dans lequel tu peux exprimer ton potentiel = ce pour quoi tu es doué.e,
3. Contribuer à quelque chose qui a du sens pour toi = ce dont le monde a besoin,
4. Et qui te rémunère convenablement = ce pour quoi je peux être payé.e.

Cet exercice complexe requiert de la méthode, de l’optimisme, et implique que tu sois prêt.e à sonder avec sincérité ta personnalité.

 

Avant de commencer la recherche de ton ikigaï

Garde bien en tête ces quelques principes importants :

  • Trouver son ikigaï est une démarche qui prend du temps (de quelques jours voir à quelques mois !). Tu devras avoir une réflexion la plus honnête et pertinente possible sur toi et le monde qui t’entoure ;
  • N’associe pas obligatoirement ton ikigaï au succès professionnel ou à un salaire important. Il s’agit surtout de déterminer quel job a vraiment du sens pour toi et te procurera le plus d’estime personnelle ;
  • Attends-toi à ce que ton ikigaï évolue avec le temps. Tu n’as pas les mêmes envies ou les mêmes objectifs à 20 ans et à 60 ans ;
  • Pour réussir l’exercice, adopte une pensée positive. Prends de la hauteur, libère-toi de toutes croyances limitantes et apprête-toi à sortir de ta zone de confort.

Je te propose dans cet article une méthode en 4 étapes, ainsi qu’un pdf à télécharger en bas de cette page pour enfin trouver ce pour quoi tu es fait.e!

Prêt.e ? Alors commençons !

La méthode en 4 étapes

Étape 1 – Ce que tu aimes faire

Pour commencer il va falloir identifier et lister toutes tes activités-passions que tu pourras ensuite noter dans la composante « ce que j’aime faire ». Il y a deux types de « passions » à explorer : les activités que tu adores faire et les sujets ou thématiques qui te passionnent et te tiennent à coeur.

Voici 3 pistes pour t’aider à identifier tes activités-passions :

1. Les activités qui te passionnent

Note toutes les activités que tu aimes faire, qui te procurent du plaisir, de l’énergie, t’amuse, te font te sentir vivant. Ne te limite pas à la sphère professionnelle : lâche prise et liste tout ce qui te passe par la tête.

2. Ta zone de Flow

Selon le psychologue hongrois Mihaly Csikszentmihalyi, l’état de Flow opère lorsque nous effectuons une activité de manière si intense et impliquée que nous ne voyons pas le temps passer.

Essaye de repérer les activités qui te font rentrer dans le Flow, que ce soit dans ta vie professionnelle ou ta vie personnelle. Attention, il doit s’agir d’activités non passives (regarder ta série préférée ne compte pas !).

3. Ce que tu rêves de faire si tu n’avais plus besoin de gagner de l’argent…

Comme nous avons besoin d’argent pour vivre, nous avons tendance à ne pas oser rêver à ce que nous ferions si nous n’avions plus besoin de subvenir à nos besoins.

Mais en fait, ces rêves-là cachent souvent ce que nous avons vraiment envie de faire. Et on peut vraiment y trouver une source d’inspiration pour notre “travail de rêve”.

Tes rêves d’enfant peuvent également te guider dans ta réflexion. Ils révèlent tes passions profondes, car ils ne sont pas parasités par les considérations d’ordre financier ou la peur du lendemain.

Donc voici la questions à te poser : Comment est-ce que j’occuperais mes journées si j’avais tout l’argent nécessaire et que je n’avais plus besoin d’un emploi pour gagner cet argent ?

Une fois que tu auras terminé ces exercices, fais une synthèse et liste les activités que tu aimes et que tu aimerais pouvoir faire au quotidien dans la composante « ce que j’aime faire ».

Étape 2 – Ce pour quoi tu es doué.e

Pour la composante « ce pour quoi je suis doué.e », tu vas devoir identifier ce pour quoi tu es naturellement doué.e, chercher tes « talents », c’est-à-dire les choses que tu fais naturellement bien.

Nous ne sommes pas toujours conscients de nos talents, car, pour nous, c’est « normal ». Mais ce n’est en réalité pas « normal » pour les autres.

C’est pourquoi, pour trouver tes talents, je te conseille de :

1. Lister les talents auxquels tu penses

Ce que tu sais faire spontanément sans effort particulier, tes talents inattendus (savoir-être et savoir-faire) qui ne sont pas sur ton CV. Par exemple : je sais avoir une vue d’ensemble sur les situations, je sais faire rire les autres, je sais donner de bons conseils à mes amis, je sais m’exprimer en public, etc. Essaye de repenser à des situations de ta vie professionnelle, mais aussi personnelle.

2. Demander à ton entourage

Que pense ton entourage de toi ? Leur prise de recul te permet de redécouvrir tes facultés, et tu pourras être surpris de leurs réponses !

Rassemble tes talents sur une liste en te demandant lesquels te procurent du plaisir et que tu aimerais utiliser dans ton activité professionnelle au quotidien, si c’était possible.

Étape 3 – Ce dont le monde a besoin

Pour la composante « ce dont le monde a besoin », le but est de trouver une cause ou une thématique qui te tient à coeur. L’idée n’est pas de sauver le monde de la misère et la guerre, mais de trouver quelque chose qui est important pour toi et qui te donne envie d’apporter une pierre à l’édifice.

Voici quelques pistes pour trouver ces causes qui te tiennent à coeur :

  • De quel sujet pourrais-tu parler durant des heures tellement ça te passionne ?
  • Quelle situation te révolte ou t’attriste profondément ?
  • De quoi parlent les livres que tu lis ou les conférences que tu écoutes ?
  • Quel changement voudrais-tu apporter dans le monde ?

Dès qu’un sujet attire ta curiosité et que tu as envie d’en savoir plus, note-le.

Une fois ces pistes identifiées, réfléchis comment et quelle catégorie de personnes tu pourrais aider. Car, une entreprise, ce n’est ni plus ni moins qu’un service qui répond au besoin de quelqu’un.

Aide-toi en te posant ces questions : Qui ais-je envie d’aider ? Les célibataires, les enfants, les personnes âgées, les indépendants, etc ? Et quel problème est-ce que je souhaites résoudre pour eux ?

Étape 4 – Ce pour quoi tu peux être payé(e)

Avec cette quatrième et dernière composante « ce pour quoi tu peux être payé.e », tu vas réfléchir à comment concrétiser ton ikigaï en véritable projet professionnel. Quel service pourrais-tu créer qui apporte une valeur réelle aux autres? Imagine diriger une entreprise dans laquelle tu exerces ce que tu sais faire de mieux avec passion tout en répondant à ce que ton public demande ou a besoin et pour lequel il accepterait de te payer. Cela ressemble fortement à une entreprise qui a trouvé sa raison d’être!

Voici une liste de questions à te poser qui t’aideront à dresser la liste des potentielles activités qui te permettront de gagner de l’argent, en accord avec la réalisation de ta/tes passion.s. :

  • De quel sujet pourrais-tu parler durant des heures tellement ça te passionne ?
  • Quelle situation te révolte ou t’attriste profondément ?
  • De quoi parlent les livres que tu lis ou les conférences que tu écoutes ?
  • Quel changement voudrais-tu apporter dans le monde ?

 

 

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